vendredi 13 novembre 2020

Une hostie se met miraculeusement à saigner...

Miracle Eucharistie en Belgique en 2016


Photos de miracle de Dieu 


Le 7 juillet 2016, 17h45 à Alost (Belgique), une hostie eucharistique commença spontanément à se colorer en rouge-sang. Le phénomène se produisit dans la maison du Père Eric Jacqmin en présence de plusieurs témoins.
Miracle eucharistique en Belgique
Dans la tradition catholique, on appelle miracle eucharistique un événement « surnaturel » produit lors de l'Eucharistie, comme la transformation des hosties en sang ou en chair. À Paray-le-Monial, en France, on conserve une grande carte géographique avec l'indication de 132 lieux, répartis à travers le monde, où des miracles eucharistiques seraient advenus tout au long de la période médiévale et au-delà. Le développement de ces « miracles », plus particulièrement à partir du xiiie siècle, est lié à la pratique de ce sacrement, le culte et l'adoration eucharistique étant assumés par l'Église catholique, qui y trouve un instrument apologétique puissant. L'Église pose cependant des limites à cette notion en précisant que le « miracle eucharistique » ne fait pas partie du « dépôt de la foi », même s'il s'agit d'un miracle officiellement reconnu, et que nul n'est tenu d'y croire. Pour l'Église catholique, le seul véritable miracle lié à l'eucharistie est celui de la transsubstantiation et de la présence réelle.


La foi chrétienne ne se fonde pas sur les « miracles eucharistiques », mais sur l'annonce de Jésus-Christ et l'action du Saint-Esprit.




Le Christ lui-même a institué l'eucharistie, célébrée par l'Église dans l'attente de sa venue. Il n'existe cependant aucune obligation de croire aux « miracles eucharistiques » car ils n'engagent pas la foi des chrétiens, y compris dans les rares cas où ils sont reconnus par l'Église. Chacun conserve donc la liberté de ne pas croire à des « révélations privées », même approuvées officiellement, car elles n'appartiennent pas au dépôt de la foi. Le seul point important est de croire en la toute-puissance de Dieu et, partant, de ne pas récuser a priori toute possibilité de miracle.

La prudence du magistère romain en ce domaine se justifie par les réserves qu'il manifeste à l'égard des « miracles eucharistiques ». Ces derniers, en effet, soulèvent plusieurs objections, tant sur le plan de la théologie que sur ceux de la foi et de la pratique religieuse. Mgr Raffaello Martinelli, membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi, en rappelle l'essentiel. D'une part, les « miracles eucharistiques » risquent de sous-entendre que la Révélation de Jésus-Christ est incomplète et que son institution de l'eucharistie comporte des oublis. D'autre part, ils risquent de reléguer au second plan le sacrement de l'eucharistie célébré par le prêtre lors de la messe. En troisième lieu, ils peuvent inciter à privilégier l'aspect extraordinaire du miracle, au détriment de la vie quotidienne du croyant et de l'Église. Enfin, le fidèle se doit de faire preuve de discernement et de ne pas céder à la crédulité.

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